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Les Maîtres

Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 17:41

Sensei Taiji Kase

"L'important est de progresser, chacun à son rythme, par rapport à soi et non pas par rapport aux autres. Nous savons que rien n'est acquis définitivement et qu'il convient de ne jamais perdre ni humilité ni patience. " Taiji Kase


Taiji kase est un karatéka japonais né le 9 février 1929 à Chiba au Japon, et décédé le 24 novembre 2004

Taiji kase pratique tout d'abord le judo dès l'âge de six ans devenant l'un des meilleurs par son habileté, sa vitesse et sa force.

Au Japon, il reçut les enseignements de la famille Funakoshi, Yoshitaka et Funakoshi, créateur du Shotokan.

Taiji Kase arriva en France en 1967 où il implanta la notion de karaté efficace (traditionnel) en opposition avec l'esprit de compétition qui était de rigueur en France et ailleurs.

En Europe, il fonde le WKSA (World Shotokan School of Tokyo) avec l'aide de Maître Hiroshi Shirai, ayant pour objectif de continuer les enseignements de Maître Yoshitaka Funakoshi.

Taiji kase est à l'origine d'un shotokan particulier, important même s'il a été rattaché au JKA, et a entraîné de grands champions. Il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karate Do Shotokan Ryu Kase Ha).

Taiji Kase est un grand maître qui a donné sa vie au Karaté, il étonnait a travers sa pratique et son sens du combat. Le travail de répétition, les techniques à mains ouvertes et sa pédagogie en font et en feront pour toujours une des plus grandes références de cet art martial.

Il publia, dans les années 1980, deux livres qui regroupent les dix-huit Katas supérieurs et les cinq Heian avec les différentes applications (bunkai) des principales techniques de ces Katas.

Taiji Kase, 9ème Dan, est décédé le 24 novembre 2004, à l'âge de 75 ans. Il a été inhumé au crématorium du cimetière du Père Lachaise, à Paris, le 30 novembre 2004.

 

 

 


Merci: http://fr.wikipedia.org
Par VENOT Marc - Publié dans : Les Maîtres
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Dimanche 13 juillet 2008 7 13 /07 /Juil /2008 17:19

Dans la catégorie "Les Maitres"

Vous pouvez lire des articles précédament écrit


sur


Sensei Sokon Matsumura

Sensei Azato Yasuzato

Senseï Gichin Funakoshi

Sensei Anko Itosu

Sensei Yoshitaka FUNAKOSHI

Sensei Teruyuki Okazaki




Shihan Hirokazu Kanazawa



Sensei Kanazawa naît à Iwate au Japon en 1931. Son oncle et son père ont des experts de Jû-Jutsu. Kanazawa est un des derniers étudiants directs de Gichin  Funakoshi à l'Université de Takushoku. Il incarne, pour beaucoup de pratiquants et ce depuis longtemps, le karaté Shotokan. Kanazawa découvre d'abord le Kendo, comme beaucoup d'enfants japonais de l'époque. Puis il se tourne vers le Judo et la Boxe Anglaise.

Ses premiers contacts avec le karaté se font par l'intermédiaire d'un camarade de classe qui lui enseigne les rudiments du karaté d'Okinawa. Plus tard, Kanazawa étudiera à l'université de Nippon Dai où il découvrira un karaté fondé sur le combat rapproché. Ensuite, il entre à l'université de Takushobu, célèbre pour son dojo Shôtôkan. C'est là qu'il devient le disciple de Nakayama, réformateur avec Nishiyama de la Japan Karate Association. Quelque temps après son entrée à l'université Takushoku, Kanazawa est sollicité par Nakayama pour entrer dans les cours spéciaux de la J.K.A.  afin de former l'élite japonaise au Shôtôkan; des instructeurs combattants rompus aux techniques de communication, à la pédagogie, aux langues étrangères et aux techniques commerciales.


Il a continué comme élève de maître Nakayama et fut le premier Champion du Japon  pendant deux années consécutives;  1957 en kumite, puis 1958 en kumite et kata. Il parvint à gagner la finale de 1957 avec une main fracturée. L'année suivante, après quatre prolongations, les juges désignèrent deux champions, Kanazawa et Mikami. Après sa victoire en 1957, Kanazawa devient instructeur à plein temps de la J.K.A. Il poursuit sa formation sous la direction de
Nakayama et envisage déjà de diffuser son art à l'étranger. A partir de 1959, on le retrouve dans les îles d'Hawaii et en Europe. Ses contacts avec le Japon restent très fréquents et il devient rapidement un des plus grands ambassadeurs du Shôtôkan à travers le monde.


Près de vingt ans après ses débuts à l'étranger, en 1977, Kanazawa rompt officiellement  et fonde son propre mouvement qu'il nomme Shôtôkan Karaté International (S.K.I.). En quittant la J.K.A., Kanazawa peut donner libre cours à sa créativité et à son génie personnel. En tant que grand maître du Shôtôkan, il n'a pas hésité à investir de nombreux domaines de l'art martial et à pratiquer d'autres styles.

 

En plus de la maîtrise du karaté, Kanazawa  a acquis une expertise du maniement de divers armes traditionnelles, il a également une connaissance très étendue du tai-chi, l'ayant étudié pendant trente ans sous la supervision du professeur chinois Wong. Dans la recherche de la perfection de la technique du Karaté, il décide d'étudier le Tai-chi, ce qui semble complètement opposé au karaté, mais cela l'aide à développer la relaxation musculaire. Le Tai-chi lui permet d'exécuter les techniques de karaté de manière efficace, c'est-à-dire; mettre sous tension les muscles seulement à la fin de l'exécution de la technique. Interrogé sur les aspects fondamentaux de son art, le maître dit encore : « Il ne faut jamais négliger la dimension spirituelle. C'est elle qui vous permettra de pratiquer durant toute votre vie un Karaté équilibré et vraiment adapté à vos besoins. Lorsque l'esprit est juste, le reste vient tout naturellement. »


Cet homme réunit toutes les qualités qu'un enseignant des arts martiaux doit avoir; humilité, patience, courtoisie, sécurité, sympathie et rectitude. Aujourd'hui 10ième Dan, Sensei Kanazawa est reconnu et respecté mondialement, et continue à voyager dans le monde entier, apportant avec lui des valeurs, et une expertise du karaté de haut niveau. Il est actuellement considéré  comme un des grands enseignants vivants en ce moment au Japon. Sensei Kanazawa est vraiment un de ceux qui méritent le titre de Shihan (Maître).


Article et photo du site suivant:  http://shotokancrsa.com/kanazawa.htm
Par VENOT Marc - Publié dans : Les Maîtres
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 20:23
  okazaki-20sensei.jpg
Sensei Teruyuki Okazaki

 Sensei Teruyuki Okazaki est né le 22 juin 1931 au Japon. Il est admis à l'université de Takushoku en 1947. À ce moment, ennuyé par le judo et le kendo qu'il pratique depuis l'école élémentaire, il débute l'étude de l'aïkido avec maître Morihei Ueshiba, et le karaté-do avec les maîtres Funakoshi et Nakayama. Ayant été humilié à quelques reprises dans les cours d'aïkido à cause de son manque de coordination, le jeune Okazaki se concentre alors uniquement sur le karaté.

Pendant ses années d'études, Okazaki s'entraîne 2 à 3 fois par jour, tous les jours. Lorsqu'il termine en 1953, il est instructeur de l'équipe de Takushoku. Il est alors recruté pour expérimenter le programme d'entraînement développé pour les instructeurs de la JKA. En 1955, il devient instructeur dans ce programme.

Parmi les premiers diplômés de ce programme figurent Takayuki Mikami et Hirokazu Kanazawa.

En 1957, Okazaki obtient le grade de 4e dan. En 1961, à la demande de maître Nakayama, il part aux États-Unis pour un séjour de 6 mois, afin d'y enseigner le karaté-do. Il s'y est finalement installé et demeure aujourd'hui à Philadelphie. Après plus de 40 ans, il est toujours actif dans son art et il est président et chef-instructeur de l'ISKF (International Shotokan Karate Federation) qu'il a lui-même fondée en 1977. Cette organisation, affiliée à la JKA, regroupe, sous sa direction, plus de 600 dojos dans quelque 30 pays des Amériques et des Caraïbes.

Maître Okazaki voyage beaucoup pour enseigner et rehausser constamment le standard du karaté-do. Le grade de 9e dan lui fut décerné en 1998. Malgré ses 70 ans passés, son énergie semble sans limite et sa sagesse et son enthousiasme émanent toujours de son enseignement.

Source directe:  http://www.karate-club-feurs.com


Par Marco - Publié dans : Les Maîtres
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Vendredi 24 août 2007 5 24 /08 /Août /2007 20:06

  Yoshitaka-20funakoshi.jpg
Yoshitaka FUNAKOSHI
        (1906 - 1945)

  Le fils de Sensei Gichin Funakoshi, Yoshitaka Funakoshi, alla plus loin que son père.
  Parce que à l'âge de 12 ans, on lui avait affirmé que, tuberculeux,il ne dépasserait pas l'âge de 20 ans, il décida de parvenir à la maîtrise en prenant la mort de vitesse. Aussi s'adonna-t-il à un entrainement sans limites. Il atteignit un niveau extraordinaire par la seule force de sa volonté et ne décéda, qu'après la dernière guerre, par suite de privations.
  
  Plus encore que son père, cet homme remarquable fut le véritable précurseur du karaté moderne. Alors que l'entrainement mettait surtout l'accent sur le travail des membres supérieurs, Yoshitaka Funakoshi découvrit de nouvelles techniques de coups de pied : yoko-geri, mawashi-geri, fumikomi et ura-mawashi-geri.
  Le style shotokan devint progressivement, sous son impulsion, un karaté fait d'attaques longues, à partir de positions basses et fendues, afin d'accumuler encore davantage de force, c'est là que réside l'aspect de modernité de Yoshitaka Funakoshi.
  Maître Gichin Funakoshi approuvait totalement le travail novateur et les initiatives de son fils. De nouveaux courants allaient se dessiner entre 1930 et 1940, car, si Gichin Funakoshi était bien le promoteur et l'importateur du karaté, il en avait perdu  l'exclusivité...

Source directe:  http://www.karateclubagenais.com/

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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 01:00

 
  itosu.jpg


Sensei Anko Itosu

Yasutsune Itosu, plus connu sous le nom de Anko Itosu est considéré comme le père du karaté moderne, bien que ce même titre soit souvent attribué à Gichin Funakoshi qui le rendra populaire à travers tout le Japon. L'année de naissance d'Itosu serait selon différentes sources 1830, 1831 ou 1832 et on sait qu'il mourut en 1915.

Bien qu'il n'ait pas inventé le karaté, sa codification des katas qu'il apprit de son maître Sokon Matsumura et la large dissémination de son enseignement chez des maîtres de divers traditions en font une figure de proue du karaté; si bien que n'importe quel instructeur de karaté peut remonter la lignée de ses maîtres jusqu'à quelqu'un qui fut élève d'Itosu.

Le style de karaté d'Itosu fut bien vite connu sous le nom de Itosu-ryu en reconnaisance de son adresse et sa maîtrise.

Gichin Funakoshi, fondateur du karaté Shotokan, était lui-même élève d'Itosu, et à la fois Kenwa Mabuni (fondateur du Shito-ryu) et Chojun Miyagi (fondateur du Goju-ryu) furent influencés par Itosu ainsi que
Kanryo Higashionna, aussi connu comme Higaonna; bien que l'on considère Mabuni comme plus proche d'Itosu et Miyagi d'Higashionna. Un autre élève influent d'Itosu fut le maître de Shorin-ryu Choshin Chibana.

Anko Itosu fut secrétaire du dernier roi de Ryukyu avant que le Japon n'abolisse la monarchie d'Okinawa en 1879. En 1901, il fut à la base de l'introduction du karaté dans le programme scolaire des écoles d'Okinawa et créa les Pinans comme base d'apprentissage pour les écoliers, estimant que les autres formes (kata en Japonais, hyung ou poomse en coréen) étaient trop compliquées à apprendre. Les cinq pinans furent dérivés de deux katas plus anciens: Kushanku (en coréen kong sang koon) et Chiang Nan (en coréen Jae Nam). On crédite aussi Itosu pour avoir décomposé le long kata Naihanshi (ou Naifanshi, Tekki au Japon) original en ses 3 formes actuelles bien connues que sont Naihanchi Shodan, Naihanshi Nidan et Naihanshi Sandan. Anko Itosu est considéré comme une des figures majeures du karaté Shuri-Te.

Source directe:  http://jackhuser.free.fr/
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 00:45
Senseï Gichin Funakoshi (1868-1957)

  Sensei-Gichin-Funakoshi--1868-1957--01.jpg
 
Senseï Gichin Funakoshi
 
  Senseï Funakoshi est né en 1868 dans le district de Yamakawa-Chô sur l’Ile d’Okinawa dans l’archipel des Ryû-Kyû, quand débutait l’ère Meiji. Il était un homme cultivé et un poète de renom. Il suivait de très près le code moral de ses ancêtres et observait les interdictions d’autrefois. Fidèle à ses principes, il considérait que le Samourai devait avoir une apparence impeccable. Chaque matin, Senseï Funakoshi se tournait vers le Palais Impérial et s’inclinait avec un profond respect, il accomplissait le même cérémonial en se tournant du coté d’Okinawa.

  De constitution naturelle fragile voire maladive, c’est dès l’enfance que ses parents lui firent étudier le Karaté pour surmonter ses handicaps. A l’école primaire, sa santé s’améliore notablement et il décide de s’investir dans l’art pour atteindre une véritable maîtrise. Il devint ami d’un élève de sa classe, fils de Yasutsune Azato, un des plus grand expert de Karaté d’Okinawa. La pratique journalière du Karaté le dispensa toute sa vie d’avoir recours aux médecins. 
  
  A propos de médecine, une anecdote raconte que la naissance du Senseï est inscrite en 1870 dans les registres officiels. Le Senseï avoue dans sa biographie avoir falsifié les registres pour obtenir l’autorisation de se présenter au concours d’entrée de l’école de médecine de Tôkyô. Malheureusement, à cette époque, deux courants s’opposaient à chaque nouvelle réforme, le Ganko-tô et le Kaika-tô. La famille du Senseï, attachée depuis plusieurs générations à la petite noblesse sur Okinawa soutenait le Ganko-tô, le parti des "obstinés". Ce parti refusait l’élimination du chignon, coiffure masculine ancienne, symbole de virilité et de maturité. L’école de médecine refusait d’intégrer les élèves qui continuaient à suivre les meures anciennes, le destin du Senseï fut ainsi scellé.

  Mettant fin à ses ambitions médicales, il décida de passer les examens de maître d’école et devint dès l’âge de 21 ans assistant dans une école primaire. Il enseignait donc le jour et s’entraînait la nuit chez Azato. A cette époque, le gouvernement avait proscrit la pratique du Karaté et les entraînements devaient avoir lieu en secret. Senseï Funakoshi fit ensuite la connaissance de Maître Itosu, un aristocrate d’Okinawa et ami d’Azato. 

  Gichin Funakoshi apprenait sous leur double tutelle les aspects spirituels et techniques du Karaté. En 1902 il fit une démonstration devant les responsables de la province de Kagoshima. En 1912, le Shôbukai d’Okinawa le choisit pour effectuer une démonstration à la marine Japonaise. Il fut remarqué par l’amiral de la flotte impériale. Senseï alla au Japon pour la première fois en 1917 pour faire une démonstration au Butokuden de Kyoto. Il y retourne cinq ans plus tard pour une deuxième démonstration devant le ministre de l’Education Nationale Japonaise. Jigoro Kano le fondateur du Judo, lui demanda de faire une autre démonstration au Kodokan. Le succès fut immédiat et les demandes de cours affluaient.

  Senseï Funakoshi ne retourna jamais à Okinawa. A cette époque, en 1921 le maître Choku Motobu, également ancien élève de Itosu, enseignant déjà cet art au Japon. Funakoshi enseigna d’abord au Meisojuku, une pension pour étudiants dans un dojo de 40m2. Plus tard il partagea le dojo de Hakudo Naka-yama, un maître de Kendo. En 1935, Senseï ouvrit son propre dojo (le Shotokan) dans le quartier de Meijiro. En 1936, Senseï avait ouvert plus de trente dojo dans les universités et dans les entreprises. C’est à cette époque que les katas furent révisés dans la forme. Les anciens noms chinois disparurent pour des noms japonais. De même le nom karaté changea de signification, il passe de "main chinoise" à "main vide" en référence à la notation de "vide" du Zen. Gichin Funakoshi a transmis seulement quinze kata à ses élèves. Les autres katas furent enseignés par d’autres maîtres d’Okinawa, amis du Senseï venus au Japon pour organiser des séminaires.

  En 1949, Funakoshi est nommé chef instructeur de la Japan Karaté Association (J.K.A) par Isao Obata, un des disciples de Maître Funakoshi. Gichin Funakoshi décéda le 26 avril 1957 dix ans après sa femme qui n’a d’ailleurs jamais quitté Okinawa. Deux mois plus tard, Maître Masatoshi Nakayama organisera les premiers All Japan Karaté Championships (Championnats du Japon). Le vainqueur fut un homme qui par la suite deviendra une référence dans le Karaté Shotokan : Hirokazu Kanazawa.
Source :   www.francejka.com
 
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 00:33
  Sensei Azato Yasuzato
 
  Maître Azato était grand, large d’épaules et son attitude imposante, la stature et le regard d’un ancien samurai.
  Azato maintenait un registre très complet de tous les artistes martiaux de l’île. Dans ce document il détaillait leur nom, leur adresse, leur professeur, leurs points forts et leurs points faibles, leur force physique.
Il avait l’habitude de dire : "Connaître son ennemi et se connaître soi-même, c’est le secret de la stratégie". Évoluant avec les changements de son temps, il fut le premier à couper ses cheveux longs, renonçant ainsi au chignon qui fit de tout temps l’orgueil des insulaires, symbole de leur virilité et de maturité à Okinawa.
 
  Il fut un des meilleurs disciples de Matsumura, Azato est reconnu grâce au fait d'avoir enseigné à Funakoshi. Pourtant il était considéré comme le plus grand expert de karate de son époque lorsqu'il a commencé à enseigner à Funakoshi.  Ce dernier commence la pratique de l’Okinawa-te vers l'âge de 15 ans avec Azato, qui est le père de son maître d'école.  À l’époque, l’art martial d’Okinawa n’était pas enseigné au grand public. Les cours ont lieu la nuit clandestinement, loin des regards indiscrets. Son apprentissage se déroule d'une façon traditionnelle pour l'époque. Il s'agissait alors de pratiquer un seul exercice et de passer au suivant uniquement lorsque le Maître estimait que le karatéka était capable de le réaliser parfaitement. L'apprentissage d'un kata pouvait ainsi durer plusieurs années. Un kata en trois ans était une expression coutumière dans les anciens budos.
 

 Vous pouvez retrouver ce même texte (ou des textes similaires) dans quasiment tout les sites liés au karaté. 
Par Marco - Publié dans : Les Maîtres
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 00:17
 Sensei Sokon  Matsumura
  matsumura.jpg

 Sokon "Bushi" Matsumura (1800-1896)
 Sokon "Bushi" Matsumura  commença son apprentissage des arts martiaux à l' âge de 10 ans à Shuri, avec Sakugawa Shungo, un expert du Tode (technique  de la main chinoise) qui était alors âgé de soixante-dix huit ans . Il fut son dernier et plus célèbre élève

 La Famille Royale de Sho engagea Matsumura en 1816, il est demeuré au service des trois derniers rois des Ryukyu; Sho-Ko, Sho-Ito, et Sho-Tai. Là il est devenu instructeur en chef de Tode, et garde du corps du roi. Aux environs de 1830, il est allé en Chine pour étudier le Shaolin-gong-fu  (kenpo). C'est à cet endroit qu'il appris le Bai-he-quan, le style de La Grue blanche qu'il transmettra à son petit-fils, Nabe Matsumura. En tant qu' attaché à la cour du Roi, il a eu l'occasion de parcourir la province chinoise de Fujian (Fukien en japonais). C'est à cette époque qu'il rencontra au Dojo Fuzhou , Ason et Iwah, deux attachés  militaires experts en boxe chinoise, comme professeurs.
Bushi Matsumura a aussi étudié avec un commerçant chinois appelé Chinto, présent à Naha au milieu du 19 ième siècle. On croit que Matsumura a créé le kata Chinto (Gankaku) en l'honneur de son professeur à partir des mouvements que Chinto lui avait enseignés. L' un des points forts de ce kata est la recherche de la puissance en équilibre sur une jambe, avec des techniques doubles des membres supérieurs comme lorsque la grue est attaquée et se défend en battant des ailes.

 Le nom "Bushi" lui a été donné par le Roi pour ses grands accomplissements. Mainte fois Bushi Matsumura a eu à démontrer ses capacités contre l'ennemi, et jamais il n'a subi la défaite. Ses exploits furent connus sur tout l'île d'Okinawa, et jusqu'au Japon, au point qu'il devint une légende de son vivant. Une de ses prouesses devenue légendaire, est son combat contre un taureau qu'il terrassa d'un seul coup de poing.

 Tode était le style de Te pratiqué parmi la classe aristocratique. L'art du Te (main) tel qu'on le connaissait à Okinawa a ensuite eu trois noms; Tomari-te, Naha-te et Shuri-te. Chacun représentant la ville ou il a été enseigné. Bushi Matsumura demeurant dans la ville de Shuri, a enseigné le Shuri-te. Cette direction Shuri-te de karaté sera développée par la suite par Itosu Yasutsune, un de ses nombreux élèves. Azato, l'autre professeur de Funakoshi, conservera le style orthodoxe de Matsumura, le Shorin-ryu Gokoku-an Karate.
Matsumura fut une figure de proue du Karate d'Okinawa. Il appela son style Shorin-ryu Gokoku-an Karate, Karate Shaolin pour la défense de la patrie. Plusieurs années après,  ce nom a été remplacé par Shorin-ryu (Sho-rin , jeune forêt, est une des manières Okinawaienne de lire les deux caractères chinois *Shao-lin*).
Bushi Matsumura est déménagé au village de Sakiyama à Shuri après sa retraite . Il a eu plusieurs étudiants, parmi eux étaient Yasutsune Azato, Yasutsune Itosu, Choshin Chibana, Choki Motobu, et Chotoku Kyan,
De temps en temps il enseignait aussi à Funakoshi. Matsumura donna le Menkyo-kaiden ( Le plus haut niveau dans l'autorisation d'enseigner la technique et l,esprit d'un art martial classique remise par le maître) à son petit fils à la fin de sa vie. Ce serait son fils qui transmettra ses enseignements plus purs connus sous le nom de Shorin-Ryu.
Après sa mort, le Shuri-te éclata en plusieurs tendances: Itosu Shorin-ryu, Kobayashi-ryu, Shotokan-ryu, Wado-ryu, Shito-ryu,Sukunai Hayashi-ryu,Matsubayashi-ryu,Sobayashi-ryu.

Vous pouvez retrouver ce même texte (ou des textes similaires) dans quasiment tout les sites liés au karaté.
 
Par Marco - Publié dans : Les Maîtres
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